dimanche 8 mai 2011

TR: [TEV] CR calanques 2011

Le 30 avril, pole position à 8h30 du stage de perfectionnement et de notre équipée sudiste, les kayakistes de rivière l'emportent facilement en ayant chargé leurs remorques la veille. Hélène, Jean et moi finissons par prendre la direction du sud après avoir déposé quelques accessoires à Noyal et vérifié la pression des pneus de la remorque Duc. Arrivée tardive au camping après un passage impromptu dans la 2eme agglo de France (merci la Gourde qui Parle Seule). Montage des tentes nocturne dans une ambiance festive, c'est soirée karaoké au camping, Les gnocchis et le fief vendéen rose moelleux nous remettent du baume au cœur. Réveil avec les viennoiseries et un Jean tout sourire qui nous annonce : le temps est magnifique, il faut qu'on en profite. Direction le port de Cassis, nous ne sommes les seuls a vouloir en profiter : nulle place pour se garer. Renseignements pris, nous allons au parking de la Presquile pour embarquer a Port Miou. Ici, l'autochtone est aussi bien décide a profiter des touristes et nous extorque 12 € pour stationner la voiture et la 'carriole' comme dirait Jean (alors que le tarif affiché était de 6€). Selon l'expression locale, rien de si limpide ne fut jamais aussi opaque. Un portage classe 4 nous attend avant que nous puissions nous asseoir dans nos bateaux. Nous sortons de la calanque de Port Miou avides de découvrir les somptuosités géologiques, décors abandonnés (il y en a pour tous les goûts bimbos, bobos, phalos), des niches dorées à point à en croquer... Revenons à notre sujet, nous doublons aisément les kayaks de location et louvoyons entre les vedettes pleines de touristes. Premier stop dans une grotte trop sombre pour que Hélène ne s'y aventure. Prochaine passe dans une anfractuosité qui nous envoie directement sur la plage de Sugiton. Magnifique endroit ou nous rencontrons un groupe de kayakistes marseillais venus passer la journée. Nous nous baignons dans une eau transparente. Programme libre improvisé devant tant de splendeurs. Retour facile en s'attardant dans les calanques de l'En-Vau et des Pins. Nouveau bain de mer pour Jean. Lundi 2 mai, grosse journée a l'archipel de Riou. Sur les conseils de Jeremy, le mono marseillais rencontré la veille, nous égrenons le chapelet d'îles avec un vent d'est force 3 qui ne nous gêne nullement. Le seul débarquement possible pour déjeuner se trouve sur la grande île, la plus éloignée. Ambiance corse sur place : sable blanc, pins, paillotes démolies. Jean et Hélène gravissent le col de Culate et apprécient le panorama. J'opte pour le programme corse jusqu'au bout, càd la sieste. Le vent a forci, retour sportif a l'embarquement de Callelongue à Marseille. Les mecs se font les bras en poursuivant par le tour de l'île Maire. Mardi, on mollit. Embarquement avec force de conviction dans le port de Cassis alors que rien n'est prévu pour les kayakistes de passage. Navigation dans la baie et dans les rafales force 6. Ce jour là, le vent a soufflé de 3 points cardinaux différents : est le matin, ouest a midi, nord en fin d'après-midi. Mercredi, le mistral n'est pas engageant. Nous optons pour la découverte des environs à pied. Jeudi, on plie le matin car nous sommes invités le soir près de Cavaillon. Nous avions repéré la plage du Muguel à La Ciotat la veille et y retournons pour faire le tour de l'Ile Verte. Je peux décerner la pagaie bleue a Hélène pour s'en être bien tirée dans les éléments agités par un vent force 4 et une houle résiduelle. L'après midi, les mecs passent le cap de l'Aigle pour découvrir un paysage inédit de calanques formées dans des sédiments sablonneux, on dirait que la plage a été soulevée de plusieurs dizaines de mètres. Nous entrons dans la plus profonde grotte découverte durant notre séjour. Un final qui nous surprend et un honorable bilan des 5 jours passés a Cassis : 3,5 j de navigation. Le bilan chiffré est  2400 kms parcourus, 283€ de participation par personne (3 kayakistes + 1 adulte + 1 enfant). L'avis général est de remettre cela l'an prochain en découvrant si possible un autre bout du Littoral 13 (la Camargue par exemple).

Gilles