lundi 8 juin 2009

Vogalonga 2009

Voga Longa 2009-06-07

Les photos sont ici [http://picasaweb.google.com/tevives/Vogalonga2009]

Titillés par l’ami Patrick Jouan et par notre ancien CTR René Trégaro TEV rêvait depuis un certain temps de la Voga Longa, ce rassemblement de tout ce qui se déplace à la rame ou à la pagaie sur la lagune de Venise.

Mercredi 28 mai 7 Teviens motivés : Bénédicte, Isabelle, Cristèle, Claude, Luc, Daniel et François mirent le cap sur Venise à bord de Bébert. Route sans histoires jusqu’à Sallanches au pied du Mont Blanc et bivouac dans un petit camping.

Jeudi 29 Franchissement du tunnel du Mont Blanc, la gorge un peu serrée en pensant aux tonnes de roches qui se trouvaient au dessus de nos têtes et navigation sur les autoroutes italiennes truffées de camions. Installation au camping de Fusina sur le bord sud de la lagune au milieu d’une zone industrielle improbable le long d’un chenal fréquenté par de gigantesques porte-conteneurs. Le camping ressemble un peu au camping de Treignac avant l’arrivée des kayakistes.

Vendredi 30 après une nuit un peu bruyante, la troupe prend le vaporetto de 9h pour aller s’inscrire et se baguenaude jusqu’au au pont du Rialto pour payer son obole à l’organisation et récupérer dossards et T-shirts. Un café le long du grand canal nous tend les bras pour des espressos serrés et une séance carte postales. Béné trouve que les italiens ne mettent pas beaucoup de café dans les tasses. Grande balade dans Venise le nez au vent pour terminer place Saint Marc par une visite de la basilique avant de reprendre le vaporetto pour Fusina et de se régaler d’un plat de pâtes.

Samedi 31 lever tardif, préparation des bateaux, déjeuner de bonne heure puis embarquement vers Venise et flânerie dans les canaux de la Giudeccia avant d’affronter le trafic de la place Saint Marc et du Grand canal. Cristèle se fait des frayeurs quand un vaporetto fait tourner son hélice et la dépale de plusieurs mètres d’un coup. Nous laissons nos kayaks sur une pelouse prés du quai de Zattere comme beaucoup d’autres participants non sans nous être fait copieusement injurier par une Vénitienne qui pense que nous allons compisser ses zinias et nous reprenons le Vaporetto pour un plat de pâtes pré vogalonga.

Diamanche 1er Juin. Je suis réveillé vers 4h par une envie pressante et des bourrasques qui secouent ma guitoune. Un bon force 5 agite la lagune et le ciel bas et lourd ne présage rien de bon. Le biniou de l’école d’archi de Rennes sonne néanmoins la diane à 5h et après un petit déj aussi copieux que possible nous embarquons un peu inquiets sur le vaporetto de 7h où quelques bretons aux têtes chenues essaient de faire bonne figure. Malgré le temps peu engageant le grand canal se remplit de toutes sortes d’embarcations : gondoles à 4, Yoles, kayaks, canoes dépontés, barcasses improbables. Au coup de canon tout le monde démarre et pendant trois bonnes heures nous pagayons vaillamment avec le vent dans le pif. Cristèle comprend rapidement que si elle veut tenir, elle doit s’abriter derrière plus gros qu’elle. Les kilomètres défilent lentement au compteur de mon GPS mais le moral est bon et nous sentons que nous allons aller jusqu’au bout. Un bref arrêt pipi sur une petite île nous permet de nous requinquer et nous atteignons Burano et son clocher penché au nord de la lagune plus facilement que prévu. Nous changeons alors d’allure et c’est plein vent arrière que nous cavalons vers Murano. Quelques vagues nous lancent même dans des débuts de surf au grand dam de notre doyen qui est encore en délicatesse avec les subtilités du surf en Arktika. Quelques malheureux nageurs peuvent d’ailleurs témoigner de la traîtrise de la lagune (la presse annoncera d’ailleurs prés de 50 dessalages ce jour là, c’est peu sur 1500 embarcations et 6000 participants). Puis le grand final arriva avec la descente du Grand Canal de Venise libéré de son trafic motorisé pour quelques heures et la foule en délire nous lançant des vivas.

Plus d’un participant devait se prendre pour un doge. Après avoir récupéré notre médaille participative à la punta della Dogana nous reprîmes le chemin de Fusina à petits coups de pagaie. 37km dans la journée çà use ! Le mot d’ordre était : un bon risotto et au lit. Quelle journée magique.

Lundi 2 Pentecôte. Bénédicte s’étonne que les italiens soient aussi en congé ce lundi, elle ne pensait pas que c’était Pentecôte aussi pour les italiens. Qu’avait-elle donc fait pendant les cours de caté ? Les bons chrétiens de TEV en profitèrent pour se cultiver un peu et une escouade s’en fut visiter le musée Peggy Guggenheim http://www.touristie.com/italie/Fondation-Peggy-Guggenheim-7 . L’expo Rauschenberg laissa Cristèle un peu sceptique sur le bien-fondé de l’art moderne mais les collections permanentes étaient plus regardables. L’après-midi le groupe se dispersa un peu et pour ma part je fis une bonne partie du tour de Venise en vaporetto avant de me régaler d’une glace maousse et de repartir pour Fusina.

Mardi 3 Départ 8h pour la longue route du retour avec picnic le long de la Dora balté et arrêt shopping au vieux campeur à Sallanches. Soirée étape à Saint Vincent des prés dans la maison de Martine pour une entrecôte-party et quelques boissons revigorantes en provenance du Beaujolais tout proche.

Mercredi Départ 7h30 pour Rennes. L’ami Daniel est patraque et le corps médical s’interroge : crise de palu (y a des moustiques sur la lagune) ou bien attaque d’Abricotine du Valais (y a de quoi picoler chez Martine) ? On craint le pire et on espère surtout qu’il ne gerbera pas sur Neil Young le soir à Nantes. Arrivée au club vers 16h. Rangement etc…

Compte rendu François