mercredi 2 novembre 2005

Stage haute rivière Thorigné Eaux Vives Toussaint 2005

Comme tous les ans, quand les cieux le permettent, à la Toussaint Thorigné Eaux Vives (TEV pour les intimes) va pagayer dans les Cévennes.
Le haut Lot n'étant pas navigable par manque d'eau, 16 pagayeurs se sont retrouvés sur le Tarn au pont de la Vernède. Au menu, le Tarn classique par un bon niveau d'eau.
Le franchissement du rapide de la chandelle donnera lieu à un festival de free style , notamment de la part d'Yves qui en est sorti à la force du poignet. L'après midi a été consacrée à la descente de la Mimente.
Après une galère pour trouver le gîte et une bonne nuit de sommeil 13 pagayeurs se lancent sur le haut Tarn.
10 pagayeurs embarquent au pont de Montvert pour les rapides mythiques du gouffre des meules et de la trompette. Le fort niveau d'eau (margelle +) interdira le franchissement de l'équerre mais les fines pagaies se rattraperont sur la trompette dont les seuils du couloir final ont donné lieu à des figures très acrobatiques.
Récupération du reste du groupe à Manuber pour une descente bien connue des TEViens qui enchaînent seringue, Racoules, Hermet, remarque, éléphant, empereur……….. Débarquement au barrage de la Vernède vers 18 h après quand même 7 h de descente.
Il fallait bien ça pour faire découvrir cette superbe rivière à quatre petits bleus.

Le clou du stage était pour le lundi . TEV n'avait pas pagayé la Dourbie depuis le siècle dernier. C'est dire si on avait faim!!!.
11 TEViens renforcés par deux Francilliens de passage se sont lancés à l'assaut de cette rivière de légende.
Le niveau était maxi (70 à l'échelle du Prunaret) . C'est donc une rivière aux rapides impressionnants à laquelle nous nous sommes mesurés. La pente est énorme; la rivière ressemble à un escalier de géant dans laquelle un cyclope aurait parsemé quelques cailloux.
Le courant est très violent mais les passes sont franches, les rappels peu actifs et le groupe « assure ».
Le travail sur la sécurité fait depuis des années et particulièrement en Corse à Pâques par Antoine Ducouret se révèle payant. Les cordes et les plongeurs sont toujours au bon endroit.
Mention spéciale à Grégoire Ducouret pour la qualité de son placement et la précision de ses interventions.
De la Dourbie, resteront gravés dans nos mémoires les cinq chutes d'entrée même si deux étaient un peu noyées (on les cherche toujours), la double chute, le bain douche et le bazar à bulles. Mais toute la rivière est magnifique. Les corsicanautes l'ont même trouvée plus difficile à ce niveau que le Vecchio ou le Travo pourtant bien gavés à Pâques.
Le débarquement se fait au Mourier sous des trombes d'eau après 5 h de navigation et 40 minutes de portage qui laissent le groupe moulu éreinté mais conquis par cette rivière d'exception.
Ces trombes d'eau font monter la rivière qui, de forte devient impraticable le lendemain. Nous abandonnons fort logiquement l'idée d'embarquer au Prunaret pour nous rabattre sur une section haute qui à ce niveau d'eau se révèle très agréable et pas stressante : idéale pour une fin de stage.
Et c'est émus que nous nous séparons après une collation . Et dans le camion du retour nous tirons des plans sur notre prochaine virée cévenole. Pourquoi pas Jonte, Dourbie, Salendrendre………
Vive le beau kayak.